Entre 2005 et 2006, le projet destiné à achever Planas del Rey devient plus précis. Son coût prévisionnel passe de 7,36 à environ 5,48 millions d’euros après plusieurs révisions techniques et négociations.
Les propriétaires approuvent la poursuite du projet, mais les travaux ne commencent pas. La convention avec la mairie, le financement et les procédures nécessaires à l’ouverture du chantier restent encore à régler.
Cette période prolonge directement les démarches présentées dans l’article consacré au premier projet élaboré en 2003 et 2004 pour achever et réceptionner Planas.
2005 – Un projet estimé à 7,36 millions d’euros
Le 24 avril 2005, une réunion d’information est organisée à Pratdip pour présenter l’avant-projet d’intégration de Planas.
Quelques mois plus tard, lors de l’assemblée générale du 7 août 2005, l’entreprise ACYCSA présente le projet de base préparé pour mettre l’urbanisation en conformité.
Le coût maximal annoncé atteint 7 358 340 euros, TVA comprise, soit environ 17 à 21 euros par mètre carré de terrain.
Cette estimation doit encore être affinée. Les éléments jugés inutiles pourront être supprimés et le coût réel dépendra des offres présentées par les entreprises.
Les propriétaires approuvent la rédaction du projet d’exécution :
- 44,30 % des quotes-parts votent en faveur ;
- 8,22 % votent contre ;
- 0,46 % s’abstiennent.
Cette décision permet de poursuivre les études, mais elle ne constitue pas encore une commande de travaux.
Le réseau électrique fait fortement augmenter le budget
Le projet concerne notamment les réseaux d’eau et d’assainissement, les rues, les trottoirs, les évacuations, l’éclairage, l’électricité, les télécommunications, le gaz et la protection contre les incendies.
À la fin de l’année 2005, le réseau électrique devient l’une des principales difficultés. FECSA présente une estimation d’environ 2 millions d’euros, liée notamment à l’enfouissement des lignes.
L’EUCC et la mairie considèrent que ce montant doit être renégocié. Les installations appartenant à la compagnie électrique, les propriétaires ne devraient pas supporter seuls l’ensemble de leur modernisation.
Le projet définitif, attendu pour décembre 2005, prend donc du retard.
2006 – Le projet est ramené à environ 5,48 millions d’euros
En 2006, les techniciens de la mairie, les représentants de l’EUCC et l’entreprise chargée du projet réexaminent plusieurs postes : largeur des trottoirs, canalisations, évacuations, revêtements, câblage électrique et bande de protection contre les incendies.
Les négociations avec FECSA permettent également de réduire certaines dépenses. La compagnie accepte notamment d’installer les transformateurs sans frais et de renoncer à 158 502,46 euros d’honoraires de projet et de direction des travaux si l’installation est réalisée par une entreprise extérieure.
Après ces modifications, l’estimation globale descend à environ 5,48 millions d’euros.
Ce montant reste toutefois provisoire. Le coût définitif ne pourra être connu qu’après l’appel d’offres public organisé par la mairie.
13 août 2006 – L’annexe à la convention est rejetée
Lors de l’assemblée générale du 13 août 2006, les propriétaires doivent se prononcer sur une annexe à la convention proposée par la mairie.
Cette annexe réunit deux questions : l’installation du gaz naturel et le paiement des charges correspondant au terrain de l’ancien supermarché.
Plusieurs propriétaires contestent le regroupement de ces deux sujets. Ils rappellent également que les travaux de génie civil nécessaires au gaz sont déjà prévus dans le projet approuvé en 2005.
L’annexe est rejetée :
- 20,61 % des quotes-parts votent contre ;
- 7,77 % votent en faveur ;
- 4,03 % s’abstiennent.
Ce vote ne remet pas en cause la rénovation de Planas, mais il empêche la finalisation de l’accord entre l’EUCC et la mairie.
Un projet avancé, mais toujours aucun chantier
À la fin de l’année 2006, le contenu technique du projet est mieux défini et son coût prévisionnel a sensiblement diminué.
Les travaux ne peuvent pourtant pas commencer. Il faut encore finaliser la convention, fixer le cadre juridique de l’opération, organiser l’appel d’offres et déterminer la contribution de chaque propriétaire.
Le projet est donc approuvé dans son principe, mais sa réalisation reste suspendue à un accord politique, juridique et financier.
En 2007, une nouvelle convention doit tenter de débloquer la situation. Elle sera cependant rejetée à son tour, malgré l’annonce d’un projet estimé autour de 7 millions d’euros.
La Tribune de Planas




