Le 1er avril 2018, près d’une centaine d’habitants de Planas del Rey manifestent dans l’urbanisation pour demander à la mairie de Pratdip davantage d’investissements et une meilleure prise en charge de plusieurs services.

Quelques jours plus tard, le Diari de Tarragona consacre un article à cette mobilisation et donne la parole à des habitants, au conseiller municipal Òscar Serrano ainsi qu’au maire de Pratdip, Joan Maria Rovira.

Cette manifestation intervient dans un contexte particulièrement tendu : l’EUCC a été dissoute judiciairement en 2016, mais les désaccords persistent sur la gestion et l’entretien de plusieurs infrastructures de Planas.

En clair : les manifestants considèrent que la mairie doit désormais intervenir davantage à Planas, tandis que la municipalité estime que certaines infrastructures n’ont pas encore été formellement réceptionnées et qu’elle ne peut donc pas les prendre en charge dans les mêmes conditions que celles du village.


Des habitants dénoncent un manque d’investissements

Selon le Diari de Tarragona, les manifestants réclament que la mairie de Pratdip investisse davantage de ressources dans Planas del Rey.

Un habitant prénommé José explique au journal que les propriétaires demandent notamment une amélioration de l’approvisionnement en eau et du nettoyage.

Il conteste également la position municipale selon laquelle Planas doit encore être considérée comme une urbanisation privée pour certaines infrastructures.

Durant la manifestation, plusieurs pancartes expriment le mécontentement des participants, avec notamment des messages faisant référence aux 428 parcelles de Planas, aux impôts payés par les propriétaires et au manque d’investissements qu’ils estiment recevoir en retour.


Le prix de l’eau au centre des critiques

La question de l’eau occupe une place importante dans les revendications.

José explique au journal avoir payé 47 euros pour une consommation de trois mètres cubes d’eau et affirme que les habitants du village de Pratdip paient moins cher.

Pour lui, cette différence contribue au sentiment d’inégalité ressenti par certains habitants de Planas.

Les manifestants évoquent également d’autres problèmes :

  • l’éclairage public ;
  • l’entretien des espaces verts et des arbres ;
  • l’état de la voirie ;
  • plus généralement, l’entretien des espaces et infrastructures de l’urbanisation.

Òscar Serrano soutient la mobilisation

Òscar Serrano, habitant de Planas del Rey et conseiller municipal élu sur la liste Unidos por Planes del Rei, participe également à la mobilisation.

Il explique au Diari de Tarragona que les habitants réclament depuis longtemps que davantage de ressources provenant de leurs impôts soient réinvesties dans l’urbanisation.

Il considère alors que les 428 parcelles de Planas sont insuffisamment prises en compte par la municipalité.

Òscar Serrano rappelle également la décision du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne de 2016 ayant déclaré la dissolution de l’EUCC.

Pour les manifestants, la disparition de cette entité devait conduire la mairie à reprendre les services qu’elle assurait auparavant.

Cette dernière affirmation correspond cependant à la position défendue par les habitants et par Òscar Serrano à cette époque. La décision de 2016 avait déclaré la dissolution de l’EUCC, mais n’avait pas, à elle seule, réglé l’ensemble des questions relatives à la propriété, à la réception des infrastructures ou à la prise en charge de chaque service.


La mairie défend une autre interprétation

Interrogé par le Diari de Tarragona, le maire de Pratdip, Joan Maria Rovira, défend une position différente.

Il affirme que la mairie ne peut intervenir que dans des situations d’urgence tant que certaines infrastructures, notamment le réseau intérieur de distribution d’eau potable, n’ont pas été réceptionnées par la commune.

Selon lui, intervenir normalement sur ces installations dans cette situation reviendrait à utiliser illégalement des fonds publics.

Cette position municipale s’oppose donc directement à celle des manifestants, qui considèrent au contraire que plusieurs de ces services doivent être pris en charge par la mairie.


Un désaccord qui dépasse la seule question de l’eau

La manifestation du 1er avril 2018 illustre un conflit beaucoup plus large qui marque cette période de l’histoire de Planas del Rey.

Après la dissolution de l’EUCC, une question reste au centre des discussions :

qui doit désormais gérer, entretenir et financer les infrastructures et les services de l’urbanisation ?

Les habitants mobilisés estiment que la mairie doit assumer davantage de responsabilités.

La municipalité considère de son côté que l’absence de réception formelle de certaines infrastructures limite juridiquement son intervention.

Ces deux positions continueront à s’opposer au cours des mois et des années suivantes.


Ce qu’il faut retenir

Le 1er avril 2018, près d’une centaine d’habitants de Planas del Rey manifestent pour demander davantage d’investissements municipaux et une meilleure prise en charge de plusieurs services.

Ils dénoncent notamment le coût de l’eau, l’entretien insuffisant des espaces publics, l’éclairage et l’état de la voirie.

Òscar Serrano soutient leurs revendications et estime que la dissolution de l’EUCC doit conduire la mairie à assumer davantage de responsabilités.

Le maire Joan Maria Rovira répond que certaines infrastructures n’ont pas été réceptionnées par la commune et que cette situation limite les possibilités d’intervention municipale.

En clair : la manifestation du 1er avril 2018 ne porte pas seulement sur l’état matériel de Planas. Elle révèle surtout le profond désaccord qui subsiste après la dissolution de l’EUCC sur la répartition des responsabilités entre les propriétaires et la mairie de Pratdip.

Jim – La Tribune de Planas


Source

Cet article s’appuie sur le reportage de Sílvia Fornós publié dans le Diari de Tarragona le 5 avril 2018 : « Veïns de Planes del Rei tornen a exigir els «serveis mínims» ».

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