Au printemps 2018, la situation de Planas del Rey fait l’objet d’un reportage de Canal Reus.

Quelques jours après une manifestation réunissant près d’une centaine d’habitants, le reportage revient sur plusieurs dossiers qui alimentent alors les désaccords entre une partie des propriétaires et la mairie de Pratdip : la gestion de l’eau, l’entretien des infrastructures, la reparcellation et l’avenir de l’urbanisation après la dissolution de l’EUCC.

Les habitants mobilisés demandent davantage d’investissements et considèrent que plusieurs services doivent désormais être pris en charge par la commune.

La mairie défend une position différente : elle estime que certaines infrastructures n’ont pas encore été formellement réceptionnées et que cette situation limite juridiquement les interventions qu’elle peut réaliser.

En clair : en avril 2018, le désaccord ne porte plus seulement sur l’état des rues ou le prix de l’eau. Il concerne surtout la répartition des responsabilités entre les propriétaires et la mairie après la disparition de l’EUCC.


Une mobilisation quelques jours auparavant

Le reportage intervient peu après la manifestation organisée le 1er avril 2018 à Planas del Rey.

Près d’une centaine d’habitants avaient alors demandé davantage d’investissements municipaux et une meilleure prise en charge de plusieurs services, notamment l’eau, l’éclairage, la voirie et l’entretien des espaces communs.

Òscar Serrano, conseiller municipal et habitant de Planas, soutient cette mobilisation et demande un engagement plus important de la municipalité.

Ces revendications correspondent à la position défendue par les habitants mobilisés. Elles ne constituent pas, à elles seules, une détermination juridique des obligations de la mairie.


La mairie invoque l’absence de réception des infrastructures

Dans le reportage, la mairie de Pratdip défend une autre lecture de la situation.

Selon la position municipale exposée à cette époque, certaines infrastructures de Planas, notamment le réseau intérieur d’eau, n’ont pas encore été formellement réceptionnées par la commune.

Le maire considère donc que les possibilités d’intervention municipale restent limitées, sauf notamment lorsqu’une situation d’urgence nécessite une intervention.

Cette distinction est importante : la propriété de certains terrains ou équipements, l’approbation de documents urbanistiques et la réception formelle des travaux sont des questions administratives différentes.


Le reportage de Canal Reus

Canal Reus consacre alors un reportage à ces différents désaccords sous le titre « El conflicte entre les Planes del Rei i Pratdip es cronifica ».

La page originale de Canal Reus n’est aujourd’hui plus disponible, mais la vidéo du reportage est toujours conservée sur YouTube.


Un nouveau projet pour la gestion de l’eau

Le reportage revient également sur le projet de convention concernant la gestion du service d’eau à Planas del Rey.

Ce projet prévoit de confier la gestion au Consell Comarcal del Baix Camp, avec Comaigua comme exploitant.

L’objectif est notamment d’assurer la continuité du service, la facturation, le contrôle de l’eau, l’entretien de certaines installations et la préparation d’un plan destiné à identifier les investissements nécessaires.

Mais le projet suscite des oppositions politiques et n’est pas adopté à ce stade.

La question de l’eau illustre ainsi parfaitement le problème rencontré à Planas : tout le monde s’accorde sur la nécessité de garantir le service, mais les désaccords portent sur la manière de l’organiser, de le financer et sur la responsabilité du réseau intérieur.


La réhabilitation de l’ancien centre commercial

Canal Reus évoque également un projet municipal engagé quelques années auparavant : la réhabilitation de l’ancien centre commercial de Planas.

Selon le reportage, le montant du projet dépasse 190 000 euros et son financement comprend notamment une subvention liée à la proximité de la centrale nucléaire de Vandellòs.

À ce moment-là, l’achèvement des travaux dépend encore de l’approbation du budget municipal de 2018.

Le projet prévoit notamment des espaces destinés à l’accueil du public et à différentes activités locales.


La mairie met en avant les dépenses réalisées à Planas

Face aux critiques sur le manque d’investissements, la mairie présente également ses propres chiffres.

Selon les montants communiqués dans le reportage, plus de 230 000 euros auraient été consacrés à Planas en 2017, sur un budget municipal global d’environ 1,3 million d’euros.

La municipalité cite notamment :

  • environ 19 000 euros pour la piscine municipale ;
  • environ 22 000 euros pour la mise en place d’une ligne de bus ;
  • ainsi que différentes interventions ponctuelles, notamment en situation d’urgence.

Ces montants correspondent à la présentation faite par la mairie dans le reportage. Ils ne constituent pas, à eux seuls, une analyse complète de l’ensemble des recettes et dépenses municipales liées à Planas.


La reparcellation entre dans une nouvelle phase

Le reportage aborde également le dossier de la reparcellation.

À cette époque, le projet de reparcellation économique du secteur a franchi une nouvelle étape administrative et les propriétaires disposent encore de possibilités de recours.

La procédure doit notamment permettre de préciser la situation des propriétés et de déterminer la répartition des charges liées aux travaux d’urbanisation.

Òscar Serrano conteste alors certains critères de calcul utilisés et estime qu’ils reposent sur des valeurs devenues anciennes.

Le reportage rappelle également qu’un projet antérieur évaluait à plus de six millions d’euros le coût des travaux nécessaires à la réurbanisation.

Ce montant doit cependant être replacé dans son contexte : il correspond à une estimation établie plusieurs années auparavant et ne constitue pas nécessairement le coût définitif des travaux qui pourraient être réalisés ultérieurement.


La dissolution de l’EUCC n’a pas réglé toutes les questions

La situation institutionnelle de Planas a également profondément changé.

Le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne avait déclaré la dissolution de l’EUCC en juillet 2016, puis une ordonnance de décembre 2017 avait organisé l’exécution de cette décision et le passage de l’entité à sa phase de liquidation.

Mais la disparition de l’EUCC n’a pas réglé automatiquement la question de la réception des infrastructures ni déterminé, service par service, toutes les responsabilités futures de la mairie et des propriétaires.

C’est précisément cette situation qui explique une grande partie des désaccords visibles au printemps 2018.


L’idée d’une nouvelle association de propriétaires

Dans le reportage, le maire évoque également la possibilité de créer une nouvelle association permettant aux propriétaires de s’organiser et de participer au financement de certaines dépenses.

Cette idée suscite alors des réserves chez plusieurs habitants, notamment parce que l’EUCC vient précisément d’être dissoute après une longue procédure judiciaire.

À ce stade, il s’agit toutefois d’une proposition évoquée dans le débat, et non de la création effective d’une nouvelle structure.


Ce qu’il faut retenir

Le reportage de Canal Reus d’avril 2018 constitue une photographie intéressante de la situation de Planas del Rey quelques mois après l’arrêt des activités de l’EUCC.

Plusieurs dossiers avancent parallèlement :

  • la recherche d’une solution pour la gestion de l’eau ;
  • la poursuite du processus de reparcellation ;
  • la préparation de futurs travaux d’urbanisation ;
  • la réhabilitation d’équipements municipaux ;
  • et le débat sur la répartition des responsabilités entre la mairie et les propriétaires.

Les habitants mobilisés considèrent que la commune doit désormais intervenir davantage. La mairie répond que l’absence de réception formelle de certaines infrastructures continue de limiter son action.

En clair : au printemps 2018, la dissolution de l’EUCC a profondément modifié la situation de Planas del Rey, mais elle n’a pas mis fin aux problèmes de fond. Eau, travaux, financement, reparcellation et réception de l’urbanisation restent encore étroitement liés.

Jim – La Tribune de Planas


Source

Reportage de Canal Reus : « El conflicte entre les Planes del Rei i Pratdip es cronifica », réalisé par Ariadna Escoda Padilla et Laura Roig. La page originale publiée par Canal Reus n’est aujourd’hui plus disponible ; la vidéo est toujours conservée sur YouTube.

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