En Catalogne, le nombre d’occupations illégales de logements ne cesse de croître. La région est, à ce jour, la zone espagnole la plus touchée par ce phénomène.

Triste record pour la région catalane. Selon le ministère de l’Intérieur, la communauté autonome comptabilise le plus grand nombre de logements occupés illégalement en Espagne. Les statistiques officielles indiquent pas moins de 600 occupations par mois soit 20 par jour, entre le mois de janvier et juin 2020.

Au cours du premier semestre, 3 611 plaintes avaient été déposées, soit près de 500 de plus que l’année précédente à la même période, rapporte La Vanguardia. Là encore, les chiffres de la région sont tristement supérieurs aux autres : on compte 1 183 plaintes en Andalousie, et 657 à Madrid.

Selon les forces de l’ordre, ces occupations illégales ont augmenté durant le confinement. Les squatteurs ont effectivement profité de la crise sanitaire pour s’installer dans les appartements délaissés par leurs propriétaires, au profit de maisons secondaires plus spacieuses et confortables.

Les forces de l’ordre rassurent les Catalans

Dans un communiqué, les Mossos d’Esquadra se veulent rassurants. “Il est possible de retrouver son logement après une occupation illégale. Il suffit d’appeler la police et de donner toutes les informations relatives à son lieu d’habitation. Les forces de l’ordre se chargeront ensuite d’arrêter les squatteurs”. Pour la police espagnole, perdre son bien à cause de squatteur n’est qu’une “légende urbaine”.

Toutefois, les Mossos d’Esquadra sont souvent confrontés à des situations délicates : répondre aux plaintes des propriétaires mais aussi respecter le droit légitime au logement de l’individu occupant “un lieu n’étant pas considéré comme domicile du propriétaire.”

À noter que selon l’article 245 du Code pénal espagnol, les squatteurs encourent des peines allant jusqu’à deux ans de prison.

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CAMELIA BALISTROU – Journaliste

– Vers l’article original

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