Le 24 juillet 2022, Glòria Moreno, alors conseillère municipale et porte-parole d’Avança Pratdip, publie une prise de position personnelle sur le projet de création d’une nouvelle communauté de propriétaires à Planas del Rey.

L’association Unidos por Planes del Rei avait convoqué les propriétaires à une assemblée prévue le 6 août 2022 afin de discuter de cette initiative.

Glòria Moreno ne rejette pas le principe d’une organisation commune. Elle estime cependant que le contexte de l’époque ne permet pas encore de créer cette nouvelle structure dans de bonnes conditions.


Une union jugée nécessaire

Dans son texte, Glòria Moreno considère que l’union des propriétaires est indispensable pour défendre les intérêts de Planas del Rey.

Selon elle, une association commune pourrait faciliter les débats démocratiques, favoriser les décisions collectives et renforcer les liens sociaux et culturels au sein de l’urbanisation.

Elle précise toutefois qu’elle exprime une opinion personnelle et non une position adoptée collectivement par l’ensemble du groupe Avança Pratdip.

Son opposition ne porte donc pas sur le principe d’une organisation commune, mais sur le moment choisi et les conditions dans lesquelles sa création était envisagée.


Le contexte de la reparcelación

En juillet 2022, le projet de reparcelación économique du PAU-4 se trouve au centre des préoccupations de nombreux propriétaires.

La mairie de Pratdip vient d’approuver définitivement le projet, tandis que l’Association de Vecinos de Les Planes del Rei et plusieurs propriétaires préparent une contestation judiciaire.

Glòria Moreno estime alors qu’une grande partie des propriétaires s’oppose au projet municipal. Elle dénonce également, dans sa prise de position, le manque de dialogue de la mairie, l’absence de progrès concernant les services minimums et la volonté d’imposer des travaux dont le financement reste contesté.

Ces affirmations correspondent à l’analyse politique défendue par Glòria Moreno en juillet 2022.


Une initiative attribuée à la mairie

Selon Glòria Moreno, la proposition de créer une nouvelle communauté de propriétaires ne venait pas directement des habitants.

Elle considérait que cette initiative était portée par la mairie de Pratdip afin de faciliter la mise en œuvre du PAU-4.

Elle rappelait également que les services juridiques de la mairie avaient déjà préparé un projet de statuts pour une association administrative liée au PAU-4.

Ces statuts faisaient référence à une entité urbanistique collaboratrice. Glòria Moreno y voyait alors le risque de recréer une structure comparable à l’ancienne EUCC, dont l’expérience avait profondément marqué les propriétaires de Planas del Rey.


La priorité donnée à la contestation du projet

Avant de créer une nouvelle organisation, Glòria Moreno estimait nécessaire de concentrer les efforts sur :

  • la contestation de la reparcelación ;
  • le suivi de la procédure judiciaire engagée contre le projet ;
  • la clarification de la situation juridique de l’urbanisation ;
  • la détermination des responsabilités concernant les travaux et les services minimums.

Elle considérait qu’une association commune pourrait devenir utile une fois ces questions clarifiées. Dans le contexte de juillet 2022, elle déclarait toutefois ne pas voir l’intérêt de créer immédiatement cette nouvelle structure.


Une position à relire à la lumière de 2026

Cette prise de position prend aujourd’hui un intérêt particulier.

Quatre ans plus tard, Glòria Moreno se trouve à la tête du projet de nouvelle Association administrative de coopération de Planas del Rey.

Cette évolution ne constitue pas nécessairement une contradiction complète. En 2022, elle ne rejetait pas définitivement le principe d’une organisation commune : elle estimait qu’elle devait être créée plus tard, dans de meilleures conditions et après la clarification des principaux différends.

Il appartient néanmoins aux propriétaires d’examiner ce qui a changé depuis 2022 et de déterminer si les conditions qu’elle jugeait alors indispensables sont aujourd’hui réunies.

Cet article permet ainsi de conserver la trace de la position défendue par Glòria Moreno au moment où une première structure administrative était envisagée pour accompagner le PAU-4.

Jim – La Tribune de Planas