Du vendredi 14 décembre jusqu’à l’après-midi d’hier, les habitants de Planes del Rei ont, une fois encore, été privés d’eau potable. D’après Oscar Serrano, conseiller municipal d’opposition (Unitat per Planes), l’interruption a touché « l’ensemble de l’urbanisation ».
Une situation qui dure depuis un an
« Depuis le 2 janvier, cela fait presque un an que nous subissons des coupures récurrentes sans qu’aucune solution ne soit apportée », déplore Oscar Serrano dans les colonnes du Diari de Tarragona. Il accuse la mairie de refuser de prendre en charge les puits et les pompes qui alimentent l’urbanisation.
Les résidents de plus de 400 parcelles se sont déjà mobilisés à plusieurs reprises en 2018 pour demander une solution durable.
Une urbanisation délaissée malgré son poids démographique
Pour Oscar Serrano, la mairie ne tient pas ses engagements. « Le maire avait signé un décret promettant un retour à la normale. Mais rien n’a été fait », affirme-t-il.
Il insiste sur l’importance de Planes del Rei dans la commune : « Nous sommes 1.000 personnes en hiver, jusqu’à 2.500 l’été, avec 428 parcelles. Pratdip, à côté, ne compte que 220 maisons. »
Et pourtant, déplore-t-il, « aucun euro n’a été investi ici. Nous payons nos impôts, mais seuls les habitants de Pratdip profitent des subventions. C’est du féodalisme ».
En janvier, pour dénoncer le manque d’eau, les voisins avaient symboliquement lavé leur linge à la fontaine publique du village.
Le maire évoque un sabotage
Le maire de Pratdip, Joan Maria Rovira, affirme de son côté que le service d’eau a été « rétabli dans les meilleurs délais ». Il dit avoir prévenu Comaigua dès samedi et assure que l’eau circule à nouveau. Mais il reconnaît que « les réservoirs ne sont pas pleins, et comme tout fonctionne par pompes, une panne provoque l’arrêt d’une partie du réseau ».
Il affirme que la mairie a investi 15.000 € dans le réseau de Planes del Rei cette année, et livré 1,5 million de litres d’eau en été. Mais il rappelle que, selon lui, « l’urbanisation est privée », et que les coûts doivent être supportés par les propriétaires.
Concernant l’origine des incidents, Rovira parle d’un possible sabotage. Il évoque des faits « très étranges » et affirme avoir saisi les Mossos d’Esquadra. Ce n’est pas la première fois qu’il évoque cette hypothèse : dès janvier, il affirmait que certaines pannes semblaient intentionnelles.