Le 18 février 2018, le Grupo de Colaboración Planas organise une nouvelle réunion d’information à Planas del Rey.
Cette fois, deux représentants du PSC de Pratdip, José Maria Rovira et Amadeo, sont invités à rencontrer les propriétaires et à présenter leur position sur la situation de l’urbanisation.
Une cinquantaine de propriétaires assistent à la réunion.
La rencontre intervient quelques semaines après la crise de l’eau du début janvier et après la présentation de huit motions concernant plusieurs problèmes de Planas del Rey.
En clair : l’objectif de cette réunion est de connaître la position du PSC sur ces demandes et sur les investissements que le parti estime nécessaires à Planas.
Une réunion suivie par une cinquantaine de propriétaires
Abraham Ruiz ouvre la réunion et précise qu’elle se déroulera principalement en espagnol.
Afin que chacun puisse comprendre les échanges, des traductions sont prévues :
- en anglais par Abraham Ruiz ;
- en allemand par Evelyne Planet ;
- en français par Martine Belgeonne.
José Maria Rovira prend ensuite la parole au nom du PSC.
Le PSC estime que davantage d’argent doit être investi à Planas
José Maria Rovira commence son intervention par une appréciation très critique de la situation de Planas del Rey, qu’il qualifie de « chaos ».
Il estime qu’une partie plus importante des ressources municipales devrait être investie dans l’urbanisation.
Selon les chiffres qu’il avance lors de la réunion, ces investissements pourraient notamment provenir :
- d’une partie de l’IBI payé par les propriétaires de Planas ;
- des subventions liées à la proximité de la centrale nucléaire ;
- des aides de la Diputació de Tarragona.
José Maria Rovira évoque ainsi un montant pouvant atteindre environ 250 000 euros par an.
Ce montant correspond à l’estimation présentée par le représentant du PSC lors de la réunion. Le compte rendu ne contient pas de documents budgétaires permettant de vérifier ce calcul.
Des exemples d’interventions municipales sont évoqués
Pour défendre l’idée que la mairie peut intervenir dans les urbanisations du territoire communal, José Maria Rovira cite plusieurs exemples.
Il mentionne notamment une aide d’environ 7 000 euros accordée pour une pompe endommagée à Santa Marina, ainsi qu’une intervention de la brigade municipale pour réparer une fuite d’eau dans le secteur des Sorts.
Il s’interroge donc sur les raisons pour lesquelles, selon lui, des interventions similaires ne pourraient pas être réalisées à Planas del Rey.
Là encore, il s’agit de l’argumentation développée par José Maria Rovira lors de cette réunion.
Òscar Serrano présente les huit motions
La discussion aborde ensuite les huit motions déposées par Òscar Serrano à la mairie de Pratdip le 18 janvier 2018.
José Maria Rovira indique ne pas encore en avoir connaissance.
Òscar Serrano lui remet alors une copie et présente les différents sujets concernés :
- le réseau d’eau ;
- la station d’épuration ;
- les installations électriques ;
- les parcelles abandonnées ;
- les chenilles processionnaires ;
- le point de collecte des déchets ;
- les espaces verts et les zones communes ;
- une assurance de responsabilité civile.
Òscar Serrano demande au PSC de soutenir ces propositions lorsqu’elles seront examinées par le conseil municipal.
Le PSC annonce qu’il soutiendra les huit motions
Après avoir pris connaissance des documents, José Maria Rovira annonce que les élus du PSC soutiendront les huit motions.
Il estime que plusieurs d’entre elles concernent des problèmes urgents et doivent être examinées rapidement par le conseil municipal.
Òscar Serrano lui demande alors ce qui se passera si les propositions ne figurent pas à l’ordre du jour du prochain conseil.
José Maria Rovira répond que, dans cette hypothèse, le PSC demandera la tenue d’un Pleno Extraordinario afin que ces propositions puissent être débattues.
Il s’agit donc, à ce stade, d’un engagement politique annoncé publiquement lors de la réunion. La suite devra montrer comment ces propositions seront effectivement traitées par le conseil municipal.
Le projet de gestion de l’eau avec Comaigua inquiète certains participants
La question de l’eau revient également dans les échanges.
Gloria Moreno exprime ses inquiétudes concernant le projet d’accord avec Comaigua alors envisagé par la mairie pour la gestion du service d’eau à Planas del Rey.
Elle considère que les conditions envisagées seraient défavorables aux propriétaires.
Cette intervention intervient dans le prolongement de la crise de l’eau de janvier 2018, qui avait mis en évidence les désaccords persistants sur la gestion et l’entretien du réseau intérieur de Planas.
La liquidation de l’EUCC reste également en question
Un propriétaire interroge ensuite les représentants du PSC sur la liquidation de l’EUCC.
José Maria Rovira reconnaît ne pas disposer, à ce moment-là, d’informations précises sur l’avancement de cette procédure.
La question reste donc ouverte lors de cette réunion.
Antonio Polo appelle à la prudence
Antonio Polo intervient également pour rappeler l’attitude de précédentes municipalités dirigées par le PSC.
Il explique que l’ancien maire Josep Montané avait, selon lui, toujours indiqué que les investissements réalisés à Planas se limitaient essentiellement aux subventions reçues à cette fin.
Il invite donc les propriétaires à rester prudents face aux engagements annoncés au cours de la réunion.
Cette intervention apporte un point de vue différent et rappelle que les promesses politiques doivent ensuite être confrontées aux décisions et aux réalisations concrètes.
Le désaccord politique avec la majorité municipale
José Maria Rovira critique également la gestion de la majorité municipale dirigée par CiU.
Selon lui, les engagements pris envers Unidos por Planes del Rei n’ont pas été respectés.
Cette déclaration s’inscrit dans le contexte politique de l’époque : Unidos por Planes del Rei avait participé à la majorité municipale avant de la quitter en 2017.
Ce qu’il faut retenir
La réunion du 18 février 2018 constitue une nouvelle étape dans les discussions autour de l’avenir de Planas del Rey.
Plusieurs éléments importants en ressortent :
- une cinquantaine de propriétaires participent à la rencontre ;
- le PSC estime que davantage de ressources municipales devraient être investies à Planas ;
- Òscar Serrano présente aux représentants du PSC les huit motions déposées le 18 janvier ;
- José Maria Rovira annonce que le PSC soutiendra ces huit propositions ;
- il affirme également qu’un Pleno Extraordinario pourra être demandé si elles ne sont pas examinées rapidement ;
- des participants expriment néanmoins des réserves concernant la gestion de l’eau et les engagements politiques annoncés.
En clair : le 18 février 2018, le PSC prend publiquement position en faveur des huit motions concernant Planas del Rey. Cette réunion ne règle aucun des problèmes évoqués, mais elle permet de connaître clairement la position politique du groupe à ce moment-là.
Martine Belgeonne




