Le 14 août 2017, le Diari de Tarragona consacre un article à la situation de Planas del Rey.
Plusieurs habitants dénoncent alors le mauvais état de l’urbanisation, le manque d’éclairage public et l’entretien insuffisant des rues. Ils réclament à la mairie de Pratdip davantage d’investissements pour assurer les services qu’ils considèrent comme essentiels.
L’article donne également la parole au maire de Pratdip, Joan Maria Rovira, qui défend une autre lecture de la situation : selon lui, les déficits urbanistiques doivent d’abord être régularisés avant que certains services puissent être définitivement réceptionnés par la municipalité.
En clair : cet article de presse montre qu’en 2017, un an après la dissolution judiciaire de l’EUCC, le désaccord reste profond entre une partie des habitants de Planas et la mairie sur les services, les investissements et le financement des travaux encore nécessaires.
Des habitants dénoncent l’état de Planas del Rey
Les habitants interrogés par le Diari de Tarragona décrivent une urbanisation qui, selon eux, souffre depuis plusieurs années d’un manque d’entretien.
Parmi les problèmes évoqués figurent notamment :
- le manque d’éclairage public ;
- le mauvais état de certaines rues ;
- l’entretien insuffisant des espaces publics ;
- le sentiment de devoir financer eux-mêmes des services qui devraient, selon eux, être davantage pris en charge par la municipalité.
Òscar Serrano, habitant de Planas del Rey, explique au journal que les propriétaires paient à la fois des contributions pour l’entretien de l’urbanisation et l’impôt foncier municipal (IBI).
Il estime que la mairie devrait donc investir davantage à Planas del Rey.
La question de l’IBI au centre des critiques
Òscar Serrano avance également plusieurs chiffres concernant les recettes municipales.
Selon lui, sur environ 240 000 euros d’IBI perçus l’année précédente par la mairie de Pratdip, près de 200 000 euros proviendraient des propriétés situées à Planas del Rey.
Il estime aussi que, si l’on tient compte d’autres recettes et subventions municipales, plusieurs centaines de milliers d’euros supplémentaires devraient être consacrés chaque année à l’urbanisation.
Ces chiffres sont ceux avancés par Òscar Serrano dans l’article du Diari de Tarragona. L’article ne présente pas de documents comptables permettant de les vérifier.
Il faut donc les comprendre comme l’argumentation financière défendue à cette époque par une partie des habitants, et non comme des montants établis par une décision administrative ou judiciaire.
La dissolution de l’EUCC est déjà au cœur du débat
L’article revient également sur l’arrêt du Tribunal supérieur de justice de Catalogne du 21 juillet 2016, qui avait prononcé la dissolution de l’EUCC de Planas del Rey.
Pour les habitants interrogés, cette décision renforce leur demande de voir évoluer profondément le mode de gestion de l’urbanisation.
Il faut toutefois distinguer cette revendication de ce que dit précisément l’arrêt de 2016.
Le TSJC prononce la dissolution de l’EUCC parce qu’il considère que l’obligation de conservation imposée aux propriétaires ne pouvait pas être prolongée indéfiniment.
La décision ne prononce pas, à elle seule, la réception immédiate de l’ensemble de Planas del Rey par la mairie.
Un conflit devenu également politique
Le conflit concernant Planas del Rey a également pris une dimension politique.
Lors des élections municipales précédentes, des habitants avaient créé l’Agrupación Electoral Unidos por Planes del Rei.
Avec 69 voix, cette liste avait obtenu un conseiller municipal.
Elle avait ensuite conclu un accord avec CiU afin de participer à la majorité municipale.
Selon Òscar Serrano, qui dirigeait cette formation, cet accord prévoyait notamment des avancées concernant l’intégration de Planas del Rey et son entretien.
Mais quelques mois avant l’article du Diari, Unidos por Planes del Rei avait quitté le gouvernement municipal, considérant que les engagements pris n’avaient pas été respectés.
En août 2017, le conflit sur la situation de l’urbanisation est donc à la fois administratif, financier et politique.
La mairie défend une autre position
Le Diari de Tarragona donne également la parole au maire de Pratdip, Joan Maria Rovira.
Celui-ci reconnaît l’existence de déficits urbanistiques à Planas del Rey, mais estime que les demandes des habitants ne peuvent pas être satisfaites dans les conditions souhaitées.
Selon la mairie, il faut d’abord mener à bien les procédures de reparcelación et de reurbanización afin de régulariser la situation et de réaliser les travaux nécessaires.
Le maire considère alors que le coût de ces travaux doit être supporté par les propriétaires conformément au système urbanistique prévu.
Il rejette également l’accusation selon laquelle la mairie profiterait financièrement de Planas sans y investir suffisamment.
En clair : les habitants réclament davantage de services et d’investissements municipaux, tandis que la mairie répond que les déficits urbanistiques doivent d’abord être régularisés et les travaux financés selon les procédures prévues.
Le PSC défend encore une autre approche
L’article donne enfin la position du PSC de Pratdip.
Le parti explique qu’il n’avait pas souhaité conclure d’accord avec Unidos por Planes del Rei, considérant les propositions avancées à l’époque comme difficilement réalisables.
Il défendait plutôt l’idée d’attribuer les ressources municipales en fonction du nombre d’habitants.
L’article du Diari montre donc qu’en 2017, aucun consensus politique n’existe encore sur la manière de financer et de gérer Planas del Rey.
Ce qu’il faut retenir
Cet article de presse est intéressant parce qu’il permet de comprendre l’ambiance qui règne à Planas del Rey en août 2017.
Un an après la dissolution de l’EUCC :
- des habitants dénoncent toujours le manque d’entretien et de services ;
- ils réclament davantage d’investissements de la mairie ;
- la contribution de Planas aux recettes de l’IBI devient un argument important dans le débat ;
- la mairie estime que les déficits urbanistiques doivent d’abord être régularisés ;
- la question du financement des travaux reste au centre du désaccord ;
- le conflit a également provoqué la rupture de l’accord politique entre Unidos por Planes del Rei et la majorité municipale.
En clair : la dissolution de l’EUCC en 2016 n’a pas réglé les problèmes de Planas del Rey. En 2017, la question essentielle reste entière : comment terminer l’urbanisation, financer les travaux nécessaires et assurer durablement les services aux habitants ?
C’est cette question qui continuera à marquer les années suivantes.
Jim – La Tribune de Planas
Source :
Article de Francesc Gras publié dans le Diari de Tarragona le 14 août 2017 : « Vecinos de Planes del Rei, en Pratdip, denuncian el mal estado de la urbanización ».




